Titre La cause de mes maux
Produit par version F
Ecrit et interprété par Alsensé
Album Artisans du rêve
Invitée Déborah, auteur, interprète refrain
Je ne déclencherais pas d’esclandre si se taire est un scandale !
Pas de bannières, pas d’étendard à étaler dans les méandres des poussières de l’histoire et ses dédales.
Je fais le mur du son contre le flot de sang, si celui-ci a tant coulé pour la liberté, aujourd’hui il se résume à faire du fric à 100 pourcents avec sang froid.
L’humanité réduite pour seul combat dans un cortège brandissant à bout de bras, je dépense, donc je suis voilà mon droit !
Etre ou ne pas être, dans l'empire et l’emprise du fric, le nerf de la guerre a névrosé le dollar, alors faites un don pour la famine en Afrique !
Ca vous donnera bonne conscience, pendant qu’ils brassent, amassent et comptes les milliards.
Aussi stupide que l’homme est idiot, les deux pieds dans la marre, la tête dans l’eau.
Tous les jours, l’espoir est réduit à néant parce que chez l’homme se ne sont pas que les pieds qui font marcher le cerveau.

C’est juste, c’est censé ce que tu dis « Alsensé ».
La cause de mes maux, la gloire des escrocs, ce froid dans mon dos ça m’use.
Juste ; exprès, pour qu’on perde « Alsensé ».
L’espoir à nouveau, la force des maux, la paix de nos âmes aussitôt.

Comme une insurrection en phase de conformisme, le bleu de l’azure c’est ternit et brille un soleil gris. Jadis et cependant, le prisme du temps reste les gens. Ensemble contre eux ou tous contre tous à faire rire le roi comme des bouffons. Les insurgés, c’est ceux d’en bas ! ils tendent les mains et on leurs tape les doigts. Sentinelle de l’oppression par mesure despotique, on vote pour une porte de prison !
Tant de mains déléguées par l’enfer font peur, tant de jambes ont déplacé le croisement du fer.
Tant de siècles d’ignorances menés par des suiveurs, tant d’histoires nous inculquent à ne pas faire les mêmes erreurs. Tant de gens tués pour avoir dit trop de vérité à terre, tant de fins sans honneur, cause en ces mots : la cause de mes maux !

C’est juste, c’est censé ce que tu dis « Alsensé ».
La cause de mes maux, la gloire des escrocs, ce froid dans mon dos ça m’use.
Juste ; exprès, pour qu’on perde « Alsensé ».
L’espoir à nouveau, la force des maux, la paix de nos âmes aussitôt.

Comme l’histoire a porté les époques, chaque jour amorcé par un nouveau massacre ; annonce un autre jour, les déboires sanglant des peuples et ces gens qui n’en peuvent plus de se voir meurtri en masse ! Comme une escarcelles trouées par un poing fermés ; celui qu’on serre à force de la fermer. Quand la haine s’amoncelle à raison de toucher le fond, la surface s’affine et finit par céder. Bienvenu dans le bastion des gens déçus de tout qui n’ont plus rien à perdre et que rien ne pourra changer. Car le simple vecteur d’inconscience mis en bouche fait office de projecteur sur un monde ivre, malgré tout ; c’est pour l’équilibre des chances et l’équité des parts qu’on tente de vivre, loin des juges, loin des barreaux à chaque fois qu’une mère accouche ; un affront lancé contre la mort, un hommage à ceux tombés dès lors.