Le sablier
Produit par Version F
Ecrit et interprété par Alsensé
Album Artisans du rêve

J’ouvre les yeux parce qu’à chaque jour sa peine et puisque le bonheur se crée plus qu’il ne s’attend, on va se pourfendre les veines en attendant Satan d’un obscurantisme obsessionnel !
Mais pose les questions existentielles…
J’ai plus 20 ans ; donc, encore moins le temps.
Respire encore ; donc, toujours vivant.
La tête dans les étoiles, les bras ballant ne donne pas l’air de réfléchir pour autant.
Dans un monde où l’avènement spirituel, oscille dans la réalité de l’évasion continuelle.
Car, on se fragilise à se diviser quelques grains de sable, à défaut de bâtir un empire véritable pour finir dans le sable mouvant de nos peines inévitables.
La vie fait de nous ce que nous sommes où on fait d’elle ce que nous sommes en elle : mauvais chienchien, mauvais esclave issu d’un monde parallèle. A trop vouloir exister, on passe à coté de la vie, on passe son temps à perdre son temps et les époques s’effilent à travers le sablier où chacun défile avec le temps qui lui est imparti.


Rêve de gosse trop extraverti, achève l’école de la vie trop asservie.
Des yeux de feux glacés dans un regard trop aveugle pour aimer.
Laisser vivre comme la mort attend une fin de vie.

Evincé par les réponses que me donne le monde,
Touché en plein cœur, mon amour pour la vie est sans vie.
L’espoir : mi-ange, mi-démon est l’essence, qui nous garde en vie et que rien ne féconde si la naissance de l’esprit d’y croire encore n’est pas. Car, le miracle naît, lorsque meurt l’espoir de sa propre survie ; que sa propre histoire jamais ne retentisse à en payer le prix à le comprendre comme on voit. L’échéance apaise un peu les efforts ; comme la fin d’une créance.
À défaut des pas perdus à vouloir déplacer les montagnes, le pain est devenu si dur que j’en perds le mordant mais assure un sourire sans dents qui plait au femme. Porté par l’abus des pensées, je m’en vais dans l’odyssée de mon enfance, retrouver les souvenirs d’une allégresse que j’ai vu fuir. Quand la fugitivité de mon regard face à ma conscience, est passé du brouillard à l’évidence… L’interlude du monde enfant et celui des grands n’est qu’une apparence échangée, la différence inchangée, c’est juste le prix des jouets qui a changé.


Rêve de gosse trop extraverti, achève l’école de la vie trop asservie.
Des yeux de feux glacés dans un regard trop aveugle pour aimer.
Laisser vivre comme la mort attend une fin de vie.